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LES AMAP, POUR QUELLE AGRICULTURE ?

Aujourd’hui, les circuits courts et le Bio ont le vent en poupe.

Magazines, TV, radio, tout le monde en parle, la grande distribution s'y met et nombreux sont les agriculteurs à convertir tout ou partie de leur ferme à l’Agriculture Biologique en développant de la vente directe pour diversifier leurs débouchés.

De ce fait, les AMAP sont de plus en plus sollicitées par des producteurs locaux, pour lesquels notre réseau représente parfois uniquement un marché de niche, très avantageux.

Lumière sur l’agriculture que nous soutenons…

Qu’est-ce qu’une AMAP ?

Nos AMAP, Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne, sont des associations gérées et animées par des membres bénévoles, qui développent des partenariats durables et équitables entre un ou plusieurs producteurs locaux et un groupe de citoyens.

En début de saison, chaque membre de l’AMAP s’engage à acheter une partie de la production et vient ensuite toutes les semaines chercher ses produits. Pain, légumes, œufs, fromage, viande… On y trouve désormais une grande diversité d’aliments.

En AMAP, la relation entre consommateur et producteur va bien au-delà d’une relation commerciale. C’est un réel partenariat, qui s’inscrit dans une relation de confiance, 100% transparente. Les producteurs sont présents aux livraisons, invitent les membres de l’AMAP sur leur ferme et donnent régulièrement des nouvelles sur l’avancée des cultures, ou sur leurs pratiques agricoles. C’est aussi la garantie d’un circuit vraiment direct, où 100% de l’argent qui sort de la poche du consommateur va dans celle du producteur, dans l’optique de lui permettre un revenu décent pour le précieux travail accompli.

Une réelle chance, notamment pour les fermes de taille modeste.

« L’AMAP représente un engagement citoyen qui me permet d’aller faire des courses avec bonheur ; le plaisir de retrouver Emmanuel, notre agriculteur ainsi que les autres membres de l’AMAP avec qui je peux discuter dans un lieu convivial. Amapienne depuis une dizaine d’années, je me suis engagée pour plusieurs raisons : manger bio, développer les circuits courts directs du producteur au consommateur, remettre de la confiance en ceux qui nous nourrissent et être solidaire. L’AMAP, c’est aussi bien manger, découvrir les légumes oubliés et partager de nombreuses recettes sorties du panier » Marie Laure, membre de l’AMAP Graine d’AMAP à Creil. 

Une agriculture respectueuse des Hommes et de l’environnement, en référence aux fondamentaux de l’Agriculture Biologique

Le système AMAP n’impose pas aux agriculteurs d’être certifiés AB ou de détenir une mention particulière (Demeter, Nature&Progrès, Biocohérence…). Toutefois, afin de permettre une évolution des pratiques, la charte nationale des AMAP pose bien comme fondamental le fait que les paysan-nes s’engagent dans une agriculture diversifiée, en rupture avec l’agrochimie, sans engrais ni pesticides chimiques de synthèse et sans OGM.

Dans les faits, en Hauts de France, 75% des paysan-nes en AMAP sont certifiés AB, en cours de conversion ou détiennent la mention Nature et Progrès. Une démarche vivement encouragée par la FAMAPP et AMAP5962.

Les autres s’engagent à respecter les principes inscrits dans la charte des AMAP et à faire évoluer leurs pratiques dans ce sens. Il est alors important que des objectifs soient clairement définis ensemble, amapien-nes et paysan-nes.

Produire pour nourrir : Le choix de l’agriculture paysanne !

Redonner à l’agriculture sa vraie vocation : produire pour nourrir. Voilà le défi que se donnent les AMAP en soutenant l’agriculture paysanne.

L’agriculture paysanne s’inscrit dans une démarche globale, qui vise la création d’emplois locaux, et le dynamisme des territoires ruraux. Elle favorise l’autonomie des fermes, que ce soit au niveau économique, dans les choix de production ou pour les décisions d’évolution. C’est une agriculture qui produit une alimentation de qualité en ne cherchant pas l’agrandissement à tout prix, afin de laisser la place à d’autres de s’installer, pour des paysan-nes nombreux. Une agriculture qui cherche à utiliser juste ce dont elle a besoin, en respectant les ressources et sans produire plus que de raison. Des fermes en lien avec leur territoire, qui ouvrent leurs portes et tissent du lien…

Ce sont ces fermes et ce modèle que soutiennent et défendent les AMAP. Aujourd’hui, les paysan-ne-s qui ont choisi ce système ont besoin de nous : pour s’en sortir économiquement, pour s’installer sur des surfaces souvent limitées, pour résister sans les aides, bien souvent concentrées vers les plus grosses structures.

« Aujourd'hui ce qui me fait peur, c’est l’arrivée de grosses fermes sur le marché du bio et des circuits courts. Certaines cherchent à vendre en direct, comme nous. Le risque c’est que ça déstabilise tout. S’il y a surproduction, les producteurs vont se faire concurrence entre eux, et cela risque d’entraîner une diminution des prix, ce qui serait catastrophique pour le maintien de l'activité des plus petites fermes. Nous ne pouvons pas concurrencer les grosses structures. Pour moi, c’est mon gagne-pain. Je vis uniquement grâce aux AMAP. Ça m’a permis d’embaucher une salariée et de la passer à plein temps depuis peu. Pour d'autres fermes plus grosses, l’AMAP peut représenter un circuit pour diversifier un peu leurs débouchés, mais ils n’en ont pas besoin pour vivre. » relate Philippe Benoit, Maraîcher biologique à Bichancourt, dans l’Aisne, et administrateur au sein de la Fédération des AMAP de Picardie (FAMAPP).

Les AMAP ne sont pas un débouché quelconque et représentent plus que la livraison de produits du terroir. Au sein des AMAP, les adhérents apprennent à changer de regard sur l’agriculture et ses acteurs, tout en les soutenant. En Picardie, elles ont déjà permis l’installation et la pérennisation de nombreuses fermes. Elles ont un rôle à jouer pour contribuer au visage de l’agriculture de demain. Le label AB ne suffit pas, nous souhaitons également soutenir les fermes de proximité, à taille humaine.

« On trouve désormais du bio partout. Certains ont des centaines d’hectares et convertissent seulement 1 ou 2% de leur surface pour vendre en circuits courts. Mais en AMAP, la question va au-delà. C’est fondamental que nos amapien-nes sachent que la transparence, le prix stable et le partenariat sur le long terme que nous permet le système AMAP, c’est hyper important pour des petits producteurs comme nous. Ça nous permet d’être encore là… » partage Cécile Syryn, éleveuse à Guiscard, dans l’Oise, également administratrice au sein de la FAMAPP.

 

CONTACTS :

Fédération des AMAP de Picardie
14 rue du 8 Mai 1945
80000 Amiens

06.08.93.66.35
http://www.amap-picardie.org

Association des AMAP du Nord-Pas-de-Calais

41 avenue Roger Salengro

06.34.28.73.25
http://www.amap5962.org

> Communiqué version PDF